lundi 19 mars 2012

Yvoire


Le printemps n'est pas encore officiellement arrivé, pourtant, il est déjà très agréable de se promener dans les villages environnants.

P1150415.jpg

Avez-vous envie d'une douce escapade dans le passé Haut-savoyard avec une pause dans un très agréable restaurant local ?

- j'ai exactement ce qu'il vous faut.
Yvoire est un délicieux village médiéval, à visiter de préférence en Avril ou Mai, lorsque les touristes n'ont pas encore envahi la place mais que le soleil diffuse déjà une belle lumière sur les maisons hornées de balcons en bois.

Le village est situé au bord du lac Léman, à 35 mn de Genève.


Agrandir le plan

L’histoire de la région, du fait de sa position géographique, a été ponctuée de nombreux conflits.
Depuis le XIVème siècle, cette zone était intégrée à un état indépendant gouverné par la maison de Savoie dont la puissance financière et politique reposait sur le contrôle des routes et des cols.
C’est seulement en 1860 que la Haute-Savoie devient un département français.
A Yvoire, les plus anciennes constructions datent du VIIe siècle et c’est autour de 1300 que le comte de Savoie, Amédée V, a fait ériger les fortifications.

P1150417.jpg

Au XVIème siècle, Yvoire est attaqué de part et d'autre par les Genevois et les Français ; Le château alors incendié restera sans toiture pendant 350 ans.
Le village oublié ne subit que peu de modifications pendant les siècles suivants et c’est sans doute pour cela qu’il reste authentique.
Voici une citation que j'ai trouvé sur Wiki, attribuée à Alfred de Bougy (1814-1874), qui ne pratiquait pas la langue de bois.
Voici comment il décrit le village d'Yvoire qu'il a visité: « un ramassis de laides cahutes élevées sur un terrain en pente, tourmenté, rocailleux, qui descend au lac ; les rues — si l'on peut donner ce nom à des passages nauséabonds, à peu près impraticables —, servent de rigoles à l'eau des fumiers ; les plus apparentes de ces masures ressemblent à des loges à porcs, la fumée en sort par des portes basses ; bêtes et gens vivent pêle-mêle, mangent et boivent au même pot, grouillent dans d'étroits et fétides réduits ; là, toute chose est repoussante, difforme, et pue la misère. »
 Entrant dans l'auberge dont « une branche de sapin pendait en guise d'enseigne, suivant l'usage campagnard au toit dont le bord était très large », il rapporte « Dès que j'eus mis les pieds dans ce lieu étroit, peu aéré, affreusement malpropre, je sentis des fourmilières de puces faire l'ascension de mes jambes, et des nuées de mouches vinrent bourdonner à mes oreilles. » (...) « Je m'assis au bout d'une table occupée par quelques buveurs qui ressemblaient plutôt à des animaux qu'à des êtres humains, dont le langage était une sorte de grognement inintelligible, le patois un idiome des plus barbares. »

Ces quelques mots nous laissent entrevoir l’état du village pendant cette période, mais il en est heureusement tout autrement aujourd’hui ; L’habitat est concentré à l’intérieur des fortifications et les portes anciennes permettent d’accéder « à pied » au village qui est ouvert sur le lac. Les ruelles bordées de petites boutiques joliment « achalandées » et le port invitent à la flânerie.

P1150420.jpg

Pour une pause repas, je vous invite à essayer le petit restaurant nommé « La perche » dont le menu, l’accueil chaleureux et la décoration nous ont séduit.

P1150398.jpg

Le site internet du restaurant La perche :http://restaurantlaperche.chez-alice.fr/

P1150395.jpg

Le village propose la visite d’un “jardin aux 5 sens », inspiré du Moyen Âge, dont nous vous reparlerons lorsque nous en aurons fait l’expérience.

Bonne semaine.
L&F

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire