jeudi 6 février 2014

Exposition Andy Warhol à Milan (Italie)



J'ai fait un voyage éclair à Milan ce weekend et comme à l’accoutumée, le Palazzo Reale nous "sert" une  exposition de première classe sur le Pape du mouvement artistique "Pop art" Américain.
De son vrai nom Andrew Warhola, Andy Warhol  est né en 1928 en Pennsylvanie de parents slovaques émigrés après la seconde guerre mondiale. Touché par la maladie à l’âge de 8 ans, il passe une année alités et développe un imaginaire qui attrait à la et aux célébrité(s).
Un diplôme d'art en poche, il s'installe à New York avec sa mère et travaille comme dessinateur publicitaire pour d'importants magazines, fait ses premiers croquis de chaussures  et des costumes de théâtre. D’après les témoignages de personnes pour qui il a travaillé, il possède une part de génie qui consiste à aller à l'essentielle et un mode de communication littéral des idées qu'il illustre qui ne manque pas d'humour.Il gagne très bien sa vie.




Il collabore également avec de grandes enseignes pour qui il dessine des cartes de vœux (Tiffany's) ou décore les vitrines. 
 
Il obtient plusieurs prix pour ses dessins  publicitaires, dont la médaille du Thirty Fifth Annual Art Director's Club Award's pour les croquis de chaussures édités par la marque I.Miller.

Au début des années 1960, son nom commence à percer dans le monde de l'art. C'est à cette période qu'il produit ses portraits de plusieurs stars dont celui, très connu, de Marilyn.

L'exposition au Pallazzo Reale regroupe une collection d’œuvres acquises par Peter Brant qui investit ses premiers dollars dans des œuvres d'art. Ce collectionneur et aussi un ami d’Andy Warhol. Les œuvres exposées sont toutes significatives dans le parcourt de l’artiste. Cette visite au Palazzo Reale nous permet de prendre conscience de la dimension esthétique de chacune de ses œuvres, même lorsqu'il traite de la chaise électrique. Les couleurs vivent et la manière dont il présente ses sujets ont toujours une connotation positive, même lorsque son arrière-pensée est autre. Andy Warhol désacralise tout ce qu'il touche, son art et lui-même y compris; Il dit être superficiel et qu'il est inutile de chercher dans ses œuvres d'autres significations que ce qui est montré. Les objets utilisés dans son travail ne sont autres que ceux de son quotidien ; cf. les alignements de soupes Campbell’s, qu’il a décliné à souhait, qui étaient une partie de son menu quotidien.
Le petit garçon timide et collectionneur d'images de stars que fut Andrew est devenu un dessinateur talentueux et un homme d'affaire averti. En transférant ce qu'il faisait dans un contexte purement commercial à une production artistique pure, il acquiert peu à peu ses lettres de noblesse dans le monde des galeristes qui ne le considéraient de prime abord pas comme un artiste à part entière. Sa mère qui veillait sur lui depuis son plus jeune âge, est sa première assistante. Elle va jusqu’à signer quelques-unes de ses œuvres. Il aime s’entourer et se faire aider par ses amis dans son travail. Conscient de son physique diffèrent, il travaille également sur son « Look » et s’affuble de perruques et de lunettes, s’inspirant de Dalí, l’artiste le plus identifié (et photographié) à cette époque. Son atelier new-yorkais, la Factory devient un lieu de rencontre à la mode. On y croise de nombreuses célébrités; C'est ici qu'il frôle la mort en 1968, victime de plusieurs balles tirées à bout portant par une des figurantes d'un de ses films. De retour sur la scène artistique en 1972, il produit sa série de portraits de Mao. Les commandes affluent…
Dans les années 80, il démarre une chaîne câblée ; Andy Wharol TV et édite quelques livres. Il reprend également des œuvres célèbres telles que La Cène de Vinci ou la naissance de Venus de Botticelli, traités comme ses portraits de stars.
Dans la dernière période de sa vie, il soutient de jeunes artistes dont Jean-Michel Basquiat.
Il meurt en 1987,  de complications d'une intervention bénigne à l’hôpital de New York.

Au Palazzo Reale

Le portrait de Marylin; Entre ses deux yeux, on distingue (pas sur ma photo)la trace d'une balle réellement tirée par un visiteur de La Factory, l'atelier d'art ouvert par Andy Warhol à NY.



Andy Warhol crée une série de photomatons de stars et de personnes connues dans le monde artistique. Il produit également une série qui le met lui-même en scène, travesti.



L'un des portraits des "Treize hommes les plus recherchés " destinés à l'exposition universelle de NY. Les portraits sont considérés comme scandaleux.



"Ne t'en fait pas, il n'y a rien dans l'art qu'une personne ne peut comprendre"

L’artiste partageait son logis avec une multitude de chats.



Belle journée
F(L à l'école!)



Bonus: Un "petit" film sur Andy, en anglais, pour les "Warholaholics"!




2 commentaires:

  1. Une note très documentée. J'apprends des choses que je ne connaissais pas. En fait de Warhol, je n'ai retenu que la période portraits de stars et je n'aime pas. Basquiat ne me touche pas du tout non plus, je n'y comprends rien. Dans le genre louftingue, je préfère Combas.
    Valentine

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    1. J'adore Warhol depuis que j'ai vu cette exposition. Effectivement, la série de stars ne m'a pas transporté, mais le tout vu dans son contexte..m'a vraiment transporté. Dans les grandes expositions, le problème pour moi c'est qu'elles sont trop grandes, mais quand je ne vois pas passer le temps et que j'en oublie que j'ai mal au pied, là c'est que j'ai vraiment aimé.C'était le cas à Milan, Dimanche.
      Bises,
      F

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