mardi 10 juin 2014

A Genève comme à la plage





Je vous avais déjà parlé de mon petit magasin favori de  chapeaux à Genève lors d'un précédent billet hivernal. La semaine dernière, à l'occasion d'une sortie dans le vieux centre-ville, attirée par sa devanture super-classieuse, j’ai une fois de plus franchi la porte de "Coup de Chapeau". Comme à chaque fois, j'y trouvai mon bonheur sans même l'avoir cherché. Alors pour une fois, je tombe dans le travers des Selfies et du narcissisme à outrance.



Les vacances se rapprochent à grand pas et la mer et son parfum m'appellent déjà. Naturellement, j'opte pour un Panama qui me chuchote des mots suaves en langue espagnol, me suggère des siestes douces dans un hamac... Son histoire sent pourtant plus la sueur que la griserie des tequilas frappées. Largement utilisé par les ouvriers lors de la construction du canal de Panama, il a néanmoins été découvert par les espagnols lors de la colonisation de l’Équateur au 16ème siècle. On en retrouve des traces au Chili qui prouvent que son existence remonte à plus de 4000 ans avant J.C




La dénomination de  Panama-hat fait référence au palmier Cardulovica palmata exclusivement utilisé pour sa confection. Il peut avoir des formes et des styles variés. Certains s’enroulent pour faciliter leur rangement tandis que d'autres, enduits d’un  apprêt conservent leur forme intacte. Le panama Montecristi, fabriqué sur la demande des colons depuis le 17ème siècle par de la main d’œuvre locale dans la bourgade éponyme, est encore considéré le plus raffiné.






En 1906, ils furent distribués aux ouvriers et ingénieurs Américains qui participaient à la construction du canal de Panama pour les protéger du soleil. La photo prise à 'occasion d'une visite officielle du chantier du président Roosevelt arborant l’accessoire fit le tour du monde, apportant au fameux couvre-chef ses lettres de noblesses et son nom de Panama hat. Sean Connery qui le portait récemment pour la campagne L.Vuitton, lui rend son aura aventurière.




*Le Panama exige qu'on prenne soin de lui pour durer. On évitera donc de s'en saisir en en pinçant l’extrémité supérieure et pour qu'il ne prenne pas triste mine, il faudra le brumiser ou le stocker dans la salle de bain où l’humidité lui rappellera son pays natal dont le climat est chaud et humide et lui évitera de devenir cassant. Le contact direct de la paille avec l'eau provoque des dégâts irrémédiables.

Un grand "Coup de Chapeau"à la propio de ce magasin pour sa divine sélection!

A tout bientôt.
F

*Adresses des magasins "Coup de Chapeau"

A Genève: Rue de la Cité 6 ter, 1204
A Lausanne: Place Benjamin-Constant 1, 100
A Berne: Gerechtigkeitsgasse 56, 3011 Berne
Site internet: http://www.chapeaux.ch/

2 commentaires:

  1. J'adore le Panama et merci pour tes conseils d'entretien. Je vais dorloter le mien au brumisateur.

    Mais point besoin d'aller si loin. Connais-tu la ville de Caussade dans le sud-ouest, spécialiste du Panama et surtout du canotier si cher à Coco Chanel et Maurice Chevalier.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Canotier

    Ces chapeaux ont un chic fou.......et surtout ne pas céder à la tentation de faire des économies en achetant du Panama made in Chine. C'est de la m.....

    Valentine

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  2. Je ne connais pas la ville de Caussade, mais je vais dans les Landes au mois de Juillet, donc il est possible que nous y passions. (Je crois que les Landes sont ton territoire, non?)-Quant au canotier, il faut que j’étudie le problème. Effectivement, sur coco, c'est un délice, sur moi...il faut voir!
    Pas évident de reconnaitre le vrai du faux Panama: Son odeur de paille et son tissage, qui finit en rosace sur le dessus sont à priori des critères, après je fais confiance à ma vendeuse de chapeau...

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