lundi 9 juin 2014

La Chartreuse d'Arvières

Sur la crête, tout près de l' Hergues; au fond, le Grand Colombier.
Nous continuons à découvrir la jolie région de l'Ain, avec une petite virée très agréable à la Chartreuse d'Arvières, que nous devinions à partir du Grand Colombier. Le balade démarre au goulet de la biche sur la commune de Lochieu (Chemin sur la droite en montant). Après une petite "grimpette" nous débouchons sur un adorable sentier qui nous conduit à l'Hergues, d’où nous redescendons sur le Chartreuse d'Arvières (balisé). L’atmosphère de cette promenade est bien différente de celle dont nous avions fait l’expérience au Grand Colombier.J'adore cette petite traversée en mode intimiste. Le sol est tapissé  de petites fleurs, et plus loin des Orchidées et des Tulipes sauvages ainsi que des Narcisses colorent affinent le tableau.

Tulipe Sauvage, l'Hergues,Ain.
Nous découvrons le havre de paix offert par le comte Amédée III de Savoie à l’ordre des Chartreux; La Chartreuse d’Arvières fut placée sous la direction du fils du seigneur de Sothonod en 1132, qui devint plus tard Saint–Artaud. Si ces messieurs souhaitaient se soustraire au monde de leurs contemporains pour jouir  d’une « retraite anticipée », ils n’avaient pas fait l’impasse sur les beautés de dame nature. C’est sans doute sa réputation de chaste entité qui lui valut cette exception ; L’endroit, blottit dans le massif du Grand Colombier, retiré comme il se doit, offre un point de vue ouvert en demeurant "cosy". Les Chartreux avaient décidément le don de s’installer dans des lieux qui élèvent l’âme !
Vue à partir de la Chartreuse d'Arvières
De l’édifice original, dont la construction est initiée au XIIème Siècle, il ne reste que les fondations mais la plateforme autrefois consacrée à la culture et son mur de soutènement construit par les moines sont entretenus par l’association « Les Amis du Jardin d’Arvières ».

Jardin ethnobotanique, Chartreuse d'Arvières.
 Le jardin ethnobotanique, bien vivant, rend le site attractif grâce à une approche ludique. C’est un « petit livre ouvert » qui met en corrélation les plantes, leurs utilisations et l’évolution des pratiques humaines. Cette approche capte indéniablement notre attention et donne envie d’étendre notre savoir sur un capital naturel accessible.C'est également une source d'inspiration pour nos propres jardins qui pourraient devenir …botaniques !
Dans l'ancienne maison forestière convertie en gîte, on nous a gentiment accueilli pour une "pause café" bienvenue.
Pour plus d'info sur le gîte/restaurant (bio) de la "Retrouvance", c'est ici

Évidement les temps et les mœurs ont changé, depuis que les religieux ont quitté les lieux...Est-ce de l'eau bénite qui jaillit de cette fontaine située à l'entrée du gîte de la "Retrouvance" ?

De la Chartreuse d'Arvières, un chemin qui suit le vallon d'Arvières nous conduit à la route qui mène au col de la biche, puis au goulet de la biche, où nous avons laissé la voiture.Quelques sculptures le long du chemin...


Si la chaise de Genève est là pour inciter les grands de ce monde à s'assoir autour d'une table, celle-ci me parait  plutôt vouloir élever notre vision du monde.

Je recommande chaudement cette promenade qui sollicite à la fois les jambes et la tête : 2 heures de marche + 1 heure contemplative + 1 heure au jardin botanique et 1 pause café = 4 ou 5 heures de bonheur.
Bonne soirée.

L&F

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